Budget de la Ville 2010… Quel budget ?
Ainsi Sandrine Salerno, Magistrate en charge des Finances et du Logement de la Ville de Genève a présenté le budget 2010 du Conseil Administratif.
Un projet de budget qui devra être étudié par le Conseil municipal en Commission des Finances et par les autres commissions dites « spécialisées». Voilà comment formellement se déroulent les opérations. Sauf que… Sauf que pour étudier un budget déjà faudrait-il qu’il y en ait un.
Car le document présenté aux commissaires aux finances puis à la presse cette semaine est bien un document de 40 pages parlant des comptes de la Villes avec quelques jolis graphiques et autres « camemberts » mais n’est certainement pas un budget.
Non le Conseil administratif n’a pas eu le courage politique de présenter le budget pour 2010. Il annonce aujourd’hui un déficit 20,5 millions de francs. Mais basé sur les estimations fiscales erronées!
Car si en effet, le budget a été « bouclé » par le Conseil administratif le 15 juillet dernier, les estimations concernant les entrées fiscales datent du printemps.
Non le CA ne voulait pas trop se fatiguer. Prendre en compte les estimations (bien meilleures que les premières) du département des finances du canton du mois de juillet demandait trop de travail.
Pour Mme Salerno et le CA mieux vaut donner en pâture des chiffres faux, afin de nourrir les conseillers municipaux et la presse plutôt que de présenter la réalité de la situation pour la Ville et d’étudier, comme demandé par les conseillers municipaux, quelles sont les tâches essentielles et vitales pour la collectivité. Il est tellement plus facile de jouer les « victimes» et les «cosettes», jetant les responsabilités sur le canton et sur la baisse d’impôt proposée que d’assumer son rôle de responsable politique.
Mais là ou le Conseil administratif est au comble de la paresse, c’est en ne prévoyant aucun plan B, aucun budget tenant compte de la baisse probable des impôts qui aura lieu suite à la votation du 27 septembre.
Le seul but du Conseil administratif est de faire campagne contre la baisse d’impôt et pour ce faire d’aller jusqu’au chantage politique, expliquant que ça sera comme ça ou alors rien.
Non pas la peine de réfléchir a un budget quand on sait que réfléchir demande un effort intellectuel : Celui de préparer les différentes possibilités. Celui de faire des choix politiques. Celui de décider et d’anticiper. Celui de gouverner en réalité.
« Après moi, le chaos » avait dit le Général de Gaulle. Avec Sandrine Salerno et sa majorité de Gauche, c’est tous les jours le chaos…
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04 Septembre 2009 à 17:08 dans
- Général

